La vie australienne de Mélodie en fille aupair

par | Jan 27, 2017 | Récits de voyageurs, Voyages | 0 commentaires

Au-delà de partager mes expériences, j’ai souhaité écrire sur celles de mes amis. Je démarre avec Mélodie a toujours été passionné par le voyage. Au menu, son expérience australienne en tant que fille au pair mais aussi en tant qu’exploratrice. Ainsi que son désir d’expatriation. Here we go !

Une expérience humaine extraordinaire, un challenge personnel, une opportunité unique qui ne se présente qu’une seule fois dans la vie.

J’ai rencontrée Mélodie lors de la formation BAFA il y a maintenant 4 ans. Depuis, nous avons gardés contact et l’amour du voyage revient toujours dans nos discussions. Pourrais-tu te présenter ?

Hello tout le monde ! Je m’appelle Mélodie, j’ai 21 ans et je suis diplômée d’un BTS Tourisme depuis juillet 2015. L’univers du voyage m’a toujours fasciné. Toute petite, je regardais les avions dans le ciel en me demandant vers quelle destination surprenante les passagers allaient se rendre. 

Après l’obtention de mon BTS, j’avais cette envie de couper les liens avec la France, une envie de nouveauté, de sortir de ma zone de confort habituelle et de mon train-train du quotidien. J’avais cette envie de m’adapter à une nouvelle culture, de découvrir un nouveau mode de fonctionnement, de rencontrer de nouvelles personnes. 2 mois après être diplômée, j’ai décidé de mettre ma vie entre parenthèse pour partir explorer le pays des kangourous où j’ai eu la chance de vivre pendant 10 mois grâce au Working Holiday Visa. Je voyais cette année comme une expérience humaine extraordinaire, un challenge personnel, une opportunité unique qui ne se présente qu’une seule fois dans la vie.

Parlons de l’Australie car c’est là-bas que tout a commencé. Qu’est-ce qui t’a motivé à partir en tant que fille Au pair là-bas ? Tu n’avais pas peur de mettre entre parenthèse tes études ?

Après l’obtention de mon diplôme, j’avais ce réel désir de partir loin et longtemps, pendant que la plupart des étudiants de ma section recherchaient un travail saisonnier ou tout simplement suivaient le fil des études avec une licence professionnelle dans le Tourisme.

De mon côté, j’avais juste envie de m’évader et plus particulièrement de me créer une expérience personnelle, de me construire une réelle aventure humaine. Et c’est à Sydney, soit à 17000 kilomètres de ma petite région savoyarde que j’ai choisi de faire démarrer cette incroyable aventure. L’Australie m’a toujours fait rêvé, j’ai commencé à regarder des photos sur le web. L’immensité du pays et la beauté des paysages m’ont très vite conquis.

J’avais pour objectif premier d’améliorer mon anglais, alors j’ai fait le choix de devenir jeune fille au pair afin d’être en immersion complète avec la culture australienne. J’ai trouvé ma famille d’accueil via des groupes Facebook. C’est très simple, il suffit de poster son profil détaillé avec quelques photos et le tour est joué. On reçoit une dizaine de messages, puis il faut trier, organiser des Skypes interview. J’ai choisi en fonction du feeling, et quel bon choix, je suis tombée sur une famille INCROYABLE.

Comment se sont passés tes premiers jours ? Ce n’était pas trop dur de communiquer avec ta famille ?

Un pur bonheur. Dès mon arrivée, j’ai été intégrée dans la famille comme une grande sœur. Les parents m’ont vraiment considérée et un lien de confiance s’est rapidement installé. Quelques jours pour me remettre du décalage horaire de 10 heures et ma routine de semaine commençait. Je m’occupais de 4 petits : Ava, 9 ans, Ozzy, 7 ans et les jumeaux Zoé et Otis, 5 ans, pas de quoi s’ennuyer. Le matin, je faisais gagner du temps à la maman avec l’habillage et le brossage de dents des jumeaux. Le lundi et le mercredi j’avais les jumeaux à la journée, donc c’était sorties au parc, plage ou encore cinéma. Le reste du temps je récupérais les grands à l’école accompagnés des petits. Un total de 25 heures pour 250 dollars la semaine, nourrie et logée, c’est plutôt sympa un job d’au pair. Certes une qualité de vie exceptionnelle mais qui demande aussi des responsabilités, de la patience et de l’écoute. Je disposais de tous mes weekends de libre afin d’explorer Sydney et les alentours. Chaque weekend était une nouvelle aventure et de nouvelles rencontres. Concernant la pratique de l’anglais, le premier mois m’a fatiguée car « speak english everyday » ça sollicite en permanence le cerveau à devoir s’adapter. Cependant, les progrès se font très rapidement. Chaque nouvelle journée m’apportait toujours de nouveaux mots et expressions.

Tes 5 meilleurs souvenirs avec ta famille

  • L’un des souvenirs les plus marquants avec ma famille restera le fait d’avoir partagé Noël à l’autre bout du monde avec eux, 30 degrés et sur la plage. Peu commun lorsque l’on vient de France et l’on a l’habitude de passer Noël sous la neige. Je me souviens avoir partagé un délicieux brunch.
  • Les fameux vendredis « take away »! En fin de semaine, c’est pas de prise de tête pour le repas du soir, donc la maman commandait à emporter, le top
  • Avoir emmené les 4 petits au Taronga Zoo toute une après-midi restera un superbe souvenir également.
  • Manger une fois par semaine à table et faire le « My best, my worst and my funiest », un petit jeu installé par la famille pour faire le bilan de notre journée, ce qui a été le meilleur, le pire et le plus drôle. Chacun racontait ses aventures vécues en journée. De quoi bien rigoler!
  • Pour terminer, le dernier souvenir est lors de mon départ de la famille, la petite Zoé c’était glissé dans ma valise… Je l’aurai bien ramené en France !!!

J’imagine que petit à petit tu as pris un peu plus de liberté sur ta nouvelle vie australienne. Des sorties, de nouvelles rencontres j’imagine ?

Que de folies. On vit à fond lorsque l’on est expatrié. Les rencontres sont nombreuses. Certaines sont éphémères, intenses et courtes. La plupart des personnes arrivent, restent un peu, puis repartent, c’est très changeant. D’autres rencontres sont plus marquantes et deviennent de réelles amitiés qui vont durer dans le temps. Je cite tout particulièrement mes copines Constance et Soazic, deux françaises toutes deux rencontrées à Sydney avec qui j’ai beaucoup partagé, kiss and hugs girls ! Tout est amplifié à l’étranger, on s’accroche plus vite aux personnes et on a l’impression d’être les meilleurs amis le temps d’un weekend.

La nightlife en Australie, c’est l’éclate. Moi qui ne sortais pas en France, j’ai découvert le monde de la nuit à Sydney. J’allais régulièrement au pub crawl. C’est quoi ? Un concept génial où vous découvrez 4 bars dans une même soirée avec une boisson par bar, le tout pour environ 15 dollars. C’est un moyen original de visiter les rues de Sydney la nuit et de se créer des contacts. Beaucoup d’étrangers, on entend parler français, allemand, brésilien…

J’ai également participé à des journées organisées qui m’ont permis de voir mes premiers kangourous ou encore de m’initier au Sandboarding (surf sur les dunes de sable). En Australie, la grande tendance, c’est le Barbecue, ou comme ils diraient : « Barbie mate ! ». En plein été au bord de la plage, de quoi passer un moment très convivial.

Pour faire le bilan, les rencontres à l’étranger sont vraiment faciles. Néanmoins, Sydney reste une ville avec beaucoup d’internationaux, il est plus difficile de rencontrer des locaux. 

Si tu devais décrire les Australiens ?

WEIRD. Just a little bit sometimes. Ce sont des personnes adorables, ouvertes d’esprits et de nature très accueillante. Ils ont la pêche, le sourire et profitent de la vie à fond, le Carpe Diem c’est leur philosophie. J’ai comme senti un décalage avec la France avec l’atmosphère parisienne plutôt stressante. L’Australie est un pays où il fait bon vivre, et les australiens le savent. Avant d’aller travailler, certains se payent même le luxe d’aller surfer et prendre un café au lever du soleil. Qualité de vie exceptionnelle, atmosphère de vacances, pays solaire, bonne humeur générale, c’est un mode de vie très relax.

Quelques australiens qui m’ont marqué

En voyageant sur la côte est, j’ai expérimenté le stop en Australie. Avec ma coéquipière d’aventure Fanny, nous avons rencontré des personnes incroyables. On se souvient plus précisément de cette rencontre magique avec des chasseurs de crocodiles à notre arrivée sur Mission Beach. Ils nous ont offert un logement, pizza et bières et une petite escapade nocturne sur la plage à la tombée de la nuit, lampe torche, chapeau pour aller chasser le croco, une ambiance de folie !.

À mon arrivée sur Brisbane avant de débuter mon roadtrip sur la côte Est, j’ai passé 3 jours avec un pur australien dans une ferme proche de la sublime région des Glass House Mountains. Je l’avais rencontré tout juste 3 semaines plus tôt à Melbourne sur un skatepark alors qu’il faisait du BMX. Une belle amitié s’est liée entre nous. Il m’a fait découvrir toute la région de la Sunshine Coast, et les coins des locaux, j’en garde un très bon souvenir. Ta Moe ! (Merci Moe)

Tu es resté en Australie après ta période de fille au pair il me semble. Ton expérience de quelques mois s’est allongé de pratiquement 1 an. Qu’as-tu fait ?

J’ai ensuite quitté la pétillante Sydney pour la créative ville de Melbourne, où j’ai vécu 3 mois, de février à avril 2016, ici aussi en tant que jeune fille au pair. Changement total : nouvelle famille, nouvelle routine avec deux petits Alex et Christian et une voiture personnelle : Mazda CX7, automatique, le top. La conduite à gauche ? Une évidence ! Melbourne est très différente de Sydney, mais c’est une ville vraiment agréable, même si le temps est très changeant, on peut y vivre les 4 saisons dans une même journée.

Une fois mes deux expériences au pair terminées, j’ai fait le choix de consacrer tout le mois de mai au voyage. J’ai pris un vol en direction de Brisbane. La VRAIE aventure était sur le point de commencer. J’avais pour objectif de réaliser la côte est de Brisbane jusqu’à Cairns, et ensuite rejoindre Alice Springs, ville des Aborigènes, nichée au cœur de l’Australie. Un mois de voyage au total. Mai 2016 est sans aucun doute le mois le plus imprévu et aventurier de ma vie.

Waouh ! C’était une plus grande aventure qui commençait. Comment tu as organisé ton périple ? Tu n’avais pas peur d’être seule face à toi-même ?

Je suis partie avec mon backpack sur le dos, armé de mon appareil photo. L’organisation ? La plus minime. J’aime quand le voyage est rempli de surprises et d’imprévus, ce sont les meilleurs souvenirs, lâcher prise et se laisser emporter vers l’inconnu. Cela faisait 8 mois que j’étais en Australie, et je voulais absolument découvrir le pays, explorer, expérimenter, rêver.

Avec mes amis de voyage, nous avons juste planifié les quelques dépenses à faire concernant l’hébergement, les transports et les activités. C’est tout. Le reste c’était au fil des jours. Tout cela ne m’effrayait pas, au contraire, c’est un sentiment d’excitation, de folie qui m’envahissait ! Intérieurement, c’était l’explosion !

Peux-tu nous faire rêver en nous citant quelques souvenirs de globetrotter ?

J’ai donc réalisé une partie de la fabuleuse East coast. Ici encore, que de souvenirs. Dormir dans une tente sur le toit de la voiture de location, manger du thon et des avocats sur des parkings, se doucher à l’eau froide, admirer la somptueuse Grande Barrière de Corail depuis le ciel, passer 3 jours sur un voilier, partir à la découverte des Whitsundays Islands, découvrir des plages paradisiaques, flipper des grosses araignées, explorer les fonds marins avec masque et tuba, une tortue, de somptueux coraux, dormir sur le bateau à la belle étoile, faire du stop sur plus de 700km, prendre 7 voitures, rencontrer des personnes incroyables, dormir chez des inconnus… Voilà comment se résume mon aventure sur la côte est de l’Australie.

Puis une fois arrivée sur Cairns, le voyage a repris sa route direction le désert. C’est après 35 heures de bus et 2500km que nous avons rejoint la ville d’Alice Springs, où nous avons loué une voiture (avec rooftop tent, tente sur le toit) et pu découvrir la beauté de l’outback, sans oublier les galères, comme la conduite sur des routes orangées 4WD ou bien encore le fait de coincer la voiture dans le sable et les cailloux à 1h du matin après plus de 7 heures de conduite au milieu de nulle part. Le coeur de l’Australie a tellement à offrir avec ses couchers de soleil aux couleurs volcaniques et ses paysages lunaires… On en prend plein les yeux.

Comment s’est passé ton retour en France ?

Le retour fait mal, c’est une certitude. Je l’ai vécu tel un sentiment d’être étrangère à son propre pays, j’étais complètement déphasée avec la France et plus particulièrement avec le comportement des français, qui me rendait triste. Dans ma tête j’étais toujours en Australie, mon cœur était resté là-bas. Mais il faut malheureusement se raccrocher à la réalité et s’adapter petit à petit à la vie que l’on menait avant. Revoir ses proches reste un bonheur après 10 mois d’expatriation. Maman et papa qui viennent te chercher à l’aéroport, j’adore les retrouvailles !

Il est très important de rester actif et de s’occuper, revoir du monde, se changer les idées afin d’éviter une dépression « après Australie ». De mon côté, j’ai passé 3 semaines en colo en tant qu’animatrice avec des jeunes de 12-14 ans, le top, un retour parfait ! Puis très vite des projets de voyages se sont construit.

Il faut suivre ses rêves, la vie est faite pour être vécue pleinement, vous construire des expériences, vous créer des souvenirs.

Quelques mois après, tu as voulu tenter l’aventure anglaise. Mais qu’est-ce qui n’a pas fonctionné ?

Après mon retour et l’été français, j’ai tenté de reprendre les études dans ma région, mais sans succès. Je suis allée au premier jour de cours. Puis le lendemain j’annonçais mon départ… Je ne me voyais pas poursuivre dans cette licence en tourisme en alternance. Je voulais encore une fois remettre les voiles et repartir.

J’ai donc opté pour une destination proche et où l’on parle anglais : Londres. Je voulais encore perfectionner mon anglais, et je suis repartie en tant que jeune fille au pair. Mais manque de chance, je suis mal tombée dans la famille, une maman qui me considérait comme une femme de ménage avec un programme militaire à suivre, et surtout aucune tâche en lien avec les enfants. J’ai donc quitté cette famille seulement 3 jours après mon arrivée. Je me suis retrouvée à la porte, ma grosse valise avec moi. De quoi flipper. Il faut vite réagir et se trouver des solutions pour la suite. Je me suis motivée à trouver job et appartement. Mais là aussi, dans la ville londonienne, pas toujours simple. Le coût de la vie étant très élevé, cela m’a obligé à rentrer en France et à abandonner l’aventure anglaise.

Et là, tu m’as annoncé hier que tu avais pris un billet aller sans retour en Australie. Beau rebondissant alors que tu aurais pu craindre de tenter une nouvelle fois ta chance. Tu n’aimes plus la France ou tu es définitivement tombée amoureuse de l’Australie ?

Je suis tombée amoureuse de l’Australie… La qualité de la vie, le côté relax, les australiens… Oui j’ai pris un billet d’avion aller pour Sydney, et je m’envole le 27 Janvier 2017 prochain… Quel bonheur ! Je reviens en visa étudiant afin de perfectionner mes connaissances en tourisme et voyage. Je vais également travailler à côté dans une famille et pourquoi pas trouver un job sur mes week-ends.

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Quand je t’ai rencontré, tu souhaitais être hôtesse de l’air. Aujourd’hui, tu es une vraie globe-trotteuse. Même si tu avais déjà un goût pour les voyages, le fait de vivre ses expériences t’ont apporté quoi ?

L’Australie m’a fait grandir et m’a également donné un nouveau regard sur le monde. J’ai beaucoup appris, en apprenant à gérer seule mes problèmes loin de mes proches, que cela concerne la santé, les projets personnels ou professionnels. J’ai évolué. Cette expérience m’a été formatrice et je n’en retiens que du POSITIF.

Le projet de devenir hôtesse de l’air reste toujours d’actualité et j’espère concrétiser ce rêve très prochainement. J’ai récemment passé des tests sur Paris pour intégrer la prestigieuse compagnie d’Emirates. Le chemin reste encore long, car c’est très sélectif. Mais je compte bien poursuivre et tenter d’autres compagnies comme British Airways ou encore Swiss Air.

 

Si tu avais un mot pour ceux qui hésitent encore à partir ? À s’expatrier ? Qui ont peur de retrouver seul à l’autre bout du monde ?

FONCEZ !! Arrêter de vous poser des tonnes de questions et prenez-le ce billet d’avion.

Pour ma part, la meilleure décision de ma vie. Aujourd’hui j’en ai repris un, un billet ONE WAY pour Sydney. Oui, ça peut faire peur pour certains, faire rêver pour d’autres. Peu importe. Il faut suivre ses rêves, la vie est faite pour être vécue pleinement, vous construire des expériences, vous créer des souvenirs. Restez dans un bureau, très peu pour moi. Je ne compte pas revenir en France. Si les opportunités se présentent en Australie, je vais les saisir c’est certain. J’envisage également la Nouvelle Zélande et une mission humanitaire aux Philippines.

Bref, vivez vos rêves bordel. Des bisous <3

Merci Mélodie pour cette interview vraiment enrichissante. Tu nous fais vraiment voyager !

Je te souhaite bonne chance et bon voyage en Australie ma Thérèse ❤️ 

21 ans

Australie, Milian, Londres

Instagram / VIMEO / Son blog

Ses citations favorites:

« Rester, c’est exister : mais voyager, c’est vivre. « 
-Gustave Nadaud

« Voyager est un triple plaisir : l’attente, l’éblouissement et le souvenir. »
– Ika Chase

Mélodie

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